Les ailes du violon traversent la nuit,
Où nos angoisses et nos peurs,
Font perdre à nos corps leur chaleur,
Et, disparaître nos armes.
Le ruban des notes sur nos visages essuie
Les tristes vallées des traces de nos larmes.
Temps plein de rage,
Ceci arrive à tout âge.
Le mal broie nos corps…
Et nous avons toujours tort.
Il sème le doute en nos esprits,
Comme pour annoncer la mort,
Qui vient toujours, après la vie.
Mais ce gouffre de tristesse
N'a pas lieu d'être.
La vie est longue avant la vieillesse,
Et, des jours heureux vont encore naître.
Il suffit de chasser ces noires nuages,
Jeter aux orties nos soucis, et, habits neufs mettre,
Et sortir, sortir enfin de nos cages
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Flûte de Pan
De l'instrument, les notes s'envolent dans la nuit,
Trouant l'obscurité, semblant filer vers l'infini
Réveillant en nos pauvres cœurs d'humains,
Des sentiments, qui, pour beaucoup sont bien loin.
Mirage de l'harmonie musicale,
Ou miracle des prières moniales,
Qui, par le chemin de l'esprit,
En ces instants, nous surpris.
La note est-elle prière ?
Cette idée n'est pas d'hier,
Voyez les orthodoxes, nos frères,
Qui couvrent de chants, la terre ?
Orgues dans les mains,
Léger est le chemin.
Sur ces notes perçantes,
Gammes caressantes.
La flûte de Pan,
Aux lèvres du cœur, pend,
Et traverse les âges,
Du baladin, seul bagage.
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