Michel a feuilleté mon cahier de brouillons il y a quelques jours.
Il a laissé sur mon blog un poème et quelques mots qui m'ont beaucoup touchée... Avec sa permission je publie ici quelques uns de ses poèmes. Merci Michel! Vous pouvez lire d'autres poèmes sur son site "Le poèmier"

 

Un enfant de la guerre


Un enfant sur un chemin de terre,
Aux yeux égarés, semble chercher…
Pour lui, c’est bien un triste mystère
De ne plus savoir s’il faut marcher.

Il a laissé, tout derrière lui,
Son cher village qui brûle encore,
Faisant comme un soleil dans la nuit…
Et c’est pour cela qu’il est dehors.

Il est seul, sans parent, sans humain !
Les larmes coulent sur son visage.
Seul, marche à coté de lui un chien,
Les deux fuient la guerre qui fait rage.

Les canons tonnent encore près d’eux,
Lançant en sifflant leur goût de mort.
Combien sont-ils donc de malheureux,
Entraînés dans ces terribles sorts ?

L’enfant, pieds nus appelle au secours !
Qui entendra ce cri de souffrance,
Il n’y a personne aux alentours,
Comment croire à cette indifférence ?

Quels pays à voulu cette guerre ?
Qui pourra, voudra y mettre fin ?
Depuis toujours, ce mal prolifère…
Que pour tous, la paix revienne enfin.

Que le ciel redevienne tout bleu,
Que les oiseaux retrouvent leurs chants,
Prions au futur miraculeux…
Voir au calme …le soleil couchant !

©Michel

 

Larmes

Les ailes du violon traversent la nuit,
Où nos angoisses et nos peurs,
Font perdre à nos corps leur chaleur,
Et, disparaître nos armes.
Le ruban des notes sur nos visages essuie
Les tristes vallées des traces de nos larmes.

Temps plein de rage,
Ceci arrive à tout âge.
Le mal broie nos corps…
Et nous avons toujours tort.
Il sème le doute en nos esprits,
Comme pour annoncer la mort,
Qui vient toujours, après la vie.

Mais ce gouffre de tristesse
N'a pas lieu d'être.
La vie est longue avant la vieillesse,
Et, des jours heureux vont encore naître.
Il suffit de chasser ces noires nuages,
Jeter aux orties nos soucis, et, habits neufs mettre,
Et sortir, sortir enfin de nos cages

 

Flûte de Pan

De l'instrument, les notes s'envolent dans la nuit,
Trouant l'obscurité, semblant filer vers l'infini
Réveillant en nos pauvres cœurs d'humains,
Des sentiments, qui, pour beaucoup sont bien loin.

Mirage de l'harmonie musicale,
Ou miracle des prières moniales,
Qui, par le chemin de l'esprit,
En ces instants, nous surpris.

La note est-elle prière ?
Cette idée n'est pas d'hier,
Voyez les orthodoxes, nos frères,
Qui couvrent de chants, la terre ?

Orgues dans les mains,
Léger est le chemin.
Sur ces notes perçantes,
Gammes caressantes.

La flûte de Pan,
Aux lèvres du cœur, pend,
Et traverse les âges,
Du baladin, seul bagage.

 

©Michel-2006- tous droits réservés.

 

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