Ce mot tendre glisse sur mes lèvres
émues.
J'aurais tant aimé le dire avec volupté
et passion.
Plutôt un silence, un muret infranchissable.
Deux êtres étouffés par
l'incompréhension du moment.
Un étranger maquillé sans oser
dire nos vérités.
De la solitude entre deux hommes en débandade.
Disgrâce d'amour, de la douleur impraticable.
Un lit d'hôpital, enfin de l'émotion
grandissante!
Un regard soudainement expressif, de belles
paroles.
Un sourire merveilleux, se comprendre subtilement.
Un Papa humain dans une conversation extraordinaire.
La douceur atmosphérique, un détail
non subtil.
Être heureux dans un contact sincère
et bénéfique.
De l'amour paternel, conviction aveugle.
Par un après-midi, le malheur d'une
mort certaine.
Un long corps étendu sur un drap impersonnel.
Déception atroce, un retard incalculable
à comprendre.
Presque la fin, il ne reste que la prière
terrestre.
Un départ. un couloir froid et démuni
d'affection.
La réalité d'un « joyau
à jamais perdu », malheur!
Nostalgie, la raison bafouée, pleurs
étouffés.
Un beau souvenir dans un écrin jalousement
étoffé.
Le pathétique d'une vie entière,
des émotions incontrôlables.
Une vie continue Papa malgré une fin
trop rapide.
De la substance au prochain rendez-vous de
ta personne.
Un espoir divin, je le désire au plus
profond de moi-même.
Cher Papa, simplement un au revoir, je l'espère.

A la recherche
de...
Maman, l'invisible visage d'amour.
Ma naissance, un départ inexplicable
et puis.
Le néant, l'hantise absolue d'un regard.
Des pas obscurs sans aucune parole.
L'imagination d'une photo aimante.
L'inconséquence, la passivité
d'une Étrangère.
Maman, je tremble de chagrin, de solitude.
Te caresser, m'illuminer de tes conseils.
De la malchance seulement, vie gâchée.
Te savoir lointaine à jamais, l'horreur!
Un manque terrible, une saveur insoutenable.
La douleur du ressentir, l'immuable.
Maman, un geste d'espoir malgré mon
âge.
Ce désir d'enfant à tout jamais
ancré, la vérité!
Je ferme les yeux, l'écran intenable
de ma vie.
J'écris pour me libérer mais
pour combien de temps?
J'écris mon désarroi, la déroute
de mes sentiments.
Maman, pourquoi? Pourquoi?

©André,épervier.