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Fragrance
d’amour
Un corps feutré de caresses.
Une peau chaude d’ivresse.
L’amant, cette gentille canaille,
Étendu sur une douce paille
Lèche des baisers enivrants
Dans l’attente du mot gémissant.
Tu es l’enchanteresse maîtresse
Aux cheveux remplis de tresses.
L’esquisse d’une admirable ingénue
A la peau rosée merveilleusement nue.
Je bois tes larmes sensuelles
Dans un plaisir d’une ritournelle.
Odeur charnelle, chaude passion,
Le lit accueille nos splendides actions.
Un sourire mouillé, des yeux provocateurs.
Le regard tracé d’une belle chaleur.
Nuit de sensation, souvenirs inoubliables.
Rideau fermé dans l’inexplicable…
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Passion
La psychose de t’aimer à ravir.
Un esprit maladif de ton absence abrupte.
Des larmes coulent dans une solitude amère.
Mon corps souffre, l’éloignement de ta présence.
Une rage mesquine, aucun miroir, nul visage..
Je suis abandonné, esseulé dans ma nudité.
Plaisirs éphémères, un lit à peine
froissé.
Un passé si prometteur maintenant pénible douleur.
Souffrance morale, partenaire esquivée.
Je titube aux moindres mouvements d’espoir.
Je nage aveuglément, l’irréalité
d’un bonheur nouveau.
Le noir absorbe mes défaillances continues.
Ton portrait, cette image angélique, lointaine.
La fin d’un amour à genoux pour prier.
Le couteau majestueux, l’allégement d’un
malheur.
Yeux clos, soudaine aisance, chapitre terminé.
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Sénescence
Peur de vieillir, ma main vacille dans l’incertitude.
Je tremblote par crainte de mots malveillants.
Dépendance de esprit, pénible servitude.
Le corps tressaille, gestes indécents.
Refuge d’un lit non moelleux et saccagé.
La peau crevassée par la douleur constante.
Je pleure en silence, yeux mouillés.
La parole éteinte, raison déficiente.
Mes pas chancelants, on ceinture ma vie.
Plus de gestes élégants, l’animal dompté.
La peur, la hantise démentielle, le mépris.
L’esclave sénile dans l’urine inondée.
Jours douloureux, nuages persistants.
Le ciel n’apporte plus ses joies égayées.
De la passivité, solitude, de l’encens.
La mort approche, délivrance parfumée.
Nuit orageuse, le souffle étouffé.
Pupilles vacillantes, une mort tragique.
Cercueil blanchâtre, squelette inanimé.
Enfin le doux retour d’une vie angélique…
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| Mireor
Des traits miroitants, une peau bien tissée.
Un visage esquissant la douce pureté.
Lumière réfléchissante, un bon tracé.
Des couleurs vives bien chatoyées.
Des cils prononcés, un verre étamé.
Des cheveux ondulés, un peigne ausculté.
Le miroir entame un portrait charmé;
De la délicatesse, sourire parfumé.
Beauté universelle en des mains nacrées,
Elle se regarde dans un désir scintillé.
La glace ondoie un regard non blasé;
Perfection des contours, chemin enligné.
Joliesse dans une perfection sublime,
Elle scrute l’image encore ciselée.
Un plaisir de regarder cette beauté :
Arc-en-ciel, sillons précisés.
Elle se retire infiniment comblée.
Le décor décrit l’œuvre travaillée.
Balancement d’une gentillesse approuvée.
Le miroir s’est bien acquitté…
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| L’abus
Des mains vieillies ont cajolé ma peau de jouvencelle.
Douze ans!!! L’innocence d’un corps fragile.
L’illusion de mon enfance à jamais sans appel.
Trahison, envahissement, sensation puérile.
Silence morbide, solitude amère d’un toucher.
Mes faibles seins, un trophée à ce vil cerveau.
Ma vie entachée à peu de frais, je suis blessée!!!
Des larmes secrètes, quatre murs sans écho.
Vie austère, perturbation d’un esprit saccagé.
La vie s’effiloche dans un noir implacable.
Le corps maladif n’est plus jouissance parfumée.
De la rancœur voilée, gestes inexplicables.
Chemin rocailleux à comprendre l’injustice.
Enfin la parole, délivrance d’un terrible mal.
Vivre et non survivre, nulle supplice.
Esquisser un certain sourire plutôt banal.
Aujourd’hui de l’espoir, souffrances expliquées
Le trémolo d’une voix émotive, douce révolte.
Lourde peine, souvenirs bafouillés.
Rideau fermé, existence désinvolte…
De la douleur, encore de la douleur, rien que de la douleur…
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Labrosse-Epervier. Il est interdit de les reproduire sans
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Je remercie André Labrosse de nous avoir permis
d'éditer ses textes.
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