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La
page des mots

Cette
page abritera des textes courts, mes mots de tous les jours qui
naissent souvent la nuit... et puis des mots simples qui pourraient
être les vôtres.

Les voiles
Un voile noir s'étend sur
moi
Aussi froid que la nuit
Aussi triste qu'un linceul
Il limite mes désirs
Oublie mes espoirs
Met en veille ma vie
Un voile gris m'envahit
Aussi fourbe que la guerre
Aussi fragile que la sérénité
Il fait naître ma colère
Celle qui risque d'exploser
Celle dont je ne sais que faire
Un voile blanc me protège
Aussi doux que l'amour
Aussi léger qu'une caresse
Il découvre mes souvenirs
Les transforme en trésors
Me fait goûter mon passé
Un voile bleu pâle me recouvre
Aussi frais que le petit matin
Aussi caressant que l'air est doux
Il m'ouvre des horizons
M'offre les richesses du monde
Eclaire les coins sombres de ma vie.
Un jour tous mes voiles tomberont
Je serai nue.
Mai 2004
©Aliza Claude Lahav

Dialogue
Dis-moi que tu prendras ma main
Et que nous irons errer
Dans ce sous-bois verdoyant,
Humide et odorant
Coloré d'un soleil tamisé.
Dis-moi que tu peux encore m'aimer
Que ton corps chaud est tout près,
A portée de mes caresses,
Glorieux dans son offrande
Généreux de sa tendresse.
Dis-moi que le bleu de tes yeux,
Toujours aussi vif et profond,
Sera mon abri et mon soutien,
Ma source d'amitié confiante,
Et que rien n'est jamais perdu.
Dis-moi que lorsque c'est fini
On efface et on recommence,
Sans rien omettre des recoins
Sans rien oublier des ombres,
Sans réfréner nos rêves fous.
Dis-moi que tu reviendras
Et que nous nous perdrons
Dans les dédales de nos vies,
Dis-moi que tu prendras ma main
Et que nous irons découvrir le monde.
Mars 2004
©Aliza Claude Lahav

Berceuse
Au creux de la nuit
Je déploie mes ailes,
La tête sur un oreiller d'étoiles,
La liberté est là, à portée de mains.
Un vague souvenir de bonheur
Vient caresser mon âme,
Parfums lointains,
Doux chuchotements,
Font de mes rêves
Une partie du présent.
Quant à toi Adonis
Cherche ta Vénus
Et concocte avec elle
Ton sac à souvenirs
Afin que ta vieillesse
De douces chimères soit bercée.
Mars 2004
©Aliza Claude Lahav

Si c'était...
Si c'était
une matière elle serait précieuse, douce au toucher, chaude de couleurs,
attirante comme un aimant.
Si c'était une friandise elle serait
délicieuse, moelleuse sous la langue, et pour la déguster, il faudrait
fermer les yeux.

Si c'était une qualité, ce serait
la sincérité. Elle inspirerait confiance, susciterait les confidences,
ferait naître la complicité.

Si c'était une fleur, elle serait
des champs, rare et colorée, au parfum doux. Elle inviterait dans
son espace de liberté.

Si c'était un objet il serait de
formes pures, beau sans être imposant, on ne saurait s'en passer.

Si c'était
un animal il serait fort comme un lion, doux comme un agneau, frémissant
de bonheur sous la caresse de ma main.

Si c'était une vallée elle
serait verdoyante et fertile. Il y ferait chaud en hiver et frais
en été, on pourrait s'y reposer sur un lit de mousse à l'abri de
tous les abandons.

Si c'était une vallée ce serait
le creux de ton épaule, précieux, délicieux, parfumé, fort et doux.
Lieu de privilège où je poserais ma tête folle… mon dernier refuge.
Octobre 2003
©Aliza Claude Lahav

En
ce mois d'octobre 2003, des mots qui me sont offerts par un ami,
je vous les prête pour un moment. Un clic
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Mots
d'octobre 2006

Merci à Nicole qui
m'a envoyé de belles photos pour créer mes pages.
©Mon cahier de brouillons-2003-2006-tous
droits réservés.
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