28 octobre 2007

Octobre tire à sa fin

 

Un samedi passé entre amis
Un dimanche qui s'étire lentement,
Une chaleur lourde et moite,
Des mots qui résonnent dans le vide,
Le téléphone, lien unique avec le monde,
Le silence, seul réplique à un long monologue.
L'ordinateur ronronne, va-t-il, lui aussi, s'envoler?

Si j'avais des ailes je partirais très loin,
Là où la route est belle et le chemin boisé,
Je te chercherais au delà des océans
Et même derrière les nuages,
Tout au fond du ciel qui ne m'écoute pas.
Je te tendrais la main, tu prendrais la mienne...
Si j'avais des ailes...


 

17 octobre 2007

Mes mots d'octobre

Il est toujours trop tôt ou trop tard,
Trop tôt pour en parler trop tard pour le dire.
Mais il ne reste pas que souvenirs et regrets
Il y a les pousses nouvelles qui apparaissent doucement…

Depuis 1999 le 18 octobre n’est plus un jour comme les autres. La vie est toujours belle mais le partage, le vrai, celui des émotions, des pensées, des rires et des pleurs, n’existe plus. L’amour que l’on donne et celui que l’on reçoit, les tourments à deux, les colères partagées et mutuelles, tout cela se perd dans la solitude de l’abandon. La mort n’est-elle pas le plus grand abandon qui soit, même si la vie continue ? Même si l’on reprend pied, si l’on retrouve le goût des choses, si à nouveau on perçoit le chant des oiseaux et les couleurs de la nature… Si le rire de nos petits, à nouveau, nous ravit…
Aujourd’hui, quel symbolisme, j’apprends que je vais avoir un nouveau petit-fils, un petit bébé qui va venir, avec les autres, perpétuer ce que nous avons créé et qui sera à jamais la récompense de ce que nous avons partagé.


 

 

8 octobre 2007

A propos d'écriture

Je viens de terminer une nouvelle, je les aime courtes et concises, il me faut trouver le mot exact qui correspondra à l’idée ou à l’image que je veux faire passer. Je ne veux pas trop en dire, mais raconter suffisamment afin que le lecteur construise ses propres élaborations. En général les personnages m’envahissent et m’habitent durant tout le processus de l’écriture. C'est-à-dire que même lorsque je suis occupée à autre chose que l’écriture, sous ma douche ou en épluchant les légumes pour la soupe, ils sont avec moi, quelque part en moi, ils ne me quittent jamais durant toute la période de l’écriture. Même quand je ne pense pas à eux ils sont dans mes pensées.
Cette fois ci, cette dernière nouvelle, je l’ai écrite très vite, ce qui n’est pas dans mes habitudes. En général il me faut du temps pour la gestation, il faut que ça mûrisse lentement avant et pendant l’écriture. Souvent j’écris quelques lignes et je ne peux plus continuer, je me lève, j’abandonne mon ordi pour une autre occupation et j’y reviens bien plus tard, quelques fois des jours et des jours plus tard ; je le regrette mais c’est ainsi, je ne peux faire autrement. Je suis plus contrôlée par mon écriture que je ne la contrôle. Cette fois mon personnage s’est développé à un autre rythme, plus régulier que de coutume. Je pense que c’est parce que, au départ, j’ai été stimulée par une image, un tableau de Alan Giana proposé sur le site de Carole Lussier comme thème pour débuter un texte. Un processus très intéressant qui a changé complètement celui de l’écriture, les idées venaient plus clairement, les émotions, souvent inconnues, montaient de je ne sais où n’ayant jamais vécu ce que j’écrivais. C’était comme si quelqu’un d’autre me racontait une histoire… et comme j’avais envie d’en connaître la fin, j’écrivais sans faire ces pauses que je n’aime guère. C’est comme si je lisais tout en écrivant ; une nouvelle expérience : la lecture et l’écriture en un, ajoutez la vision du tableau et vous avez un fonctionnement on ne peut plus compact.
Comme toujours, sur ce point rien de changé, lorsque je termine l’écriture d’une fiction je suis enchantée, satisfaite du résultat mais… cela ne dure pas longtemps (je le sais et je me fait avoir à chaque fois) au bout de quelques heures, je ne suis plus sûre de moi, je n’aime plus ce que j’ai fait, j’ai la certitude que ce n’est pas bon. Puis les doutes se tassent et j’accepte mes écrits comme on accepte un enfant, il n’est pas toujours ce que l’on a rêvé mais il est à nous et nous l’aimons comme il est.

Merci à Carole de proposer ses thèmes du mois. Allez voir et lire son site vous ne le regretterez pas. "Le site de Carole Lussier"



 

 

5 octobre 2007

Pérégrinations d'octobre

On nous annonce les premières pluies,
Les jours perdent des minutes de lumière,
Les aubes n’ont plus de promesse aucune,
Le ciel pâlit d’inquiétude quant à l’avenir,
Octobre est revenu avec ses remous
Qui balaient mon cœur d’une tristesse inépuisable.

Une saison se termine, une autre commence,
Le temps s’écoule sur un rythme précis
En un mouvement perpétuel, infini.
Il n’y a ni fin ni début dans la ronde du temps,
Mais une éternelle mélodie, celle de la vie.


 

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