Certaines nuits, lorsque l’insomnie s’acharne,
il arrive un moment où l’on ne sait plus si on lutte
pour trouver le sommeil ou pour rester éveillé. Tout
se mélange et tout s’embrouille, la tristesse et le désenchantement,
l’irritation et le dépit. Les yeux grand ouverts on scrute
sa nuit, on égrène les secondes à la recherche
d’un rêve qui ne viendra plus. Au petit matin, la tête
lourde et douloureuse, on s’assoupit pour quelques instants
sans pour cela trouver le repos. Le réveil est pénible,
les paupières lourdes et la bouche pâteuse, comme aux
lendemains de réjouissances… alors autant dire qu’on
a fait la bringue !
P.S. Il est 6h du matin.