23/10/2005
Hier soir il faisait froid, ce matin un vent chaud souffle avec rage,
de ma fenêtre je vois les palmiers en folie. Peut-être
essaient-ils de déserter mon paysage pour des cieux plus cléments
? Mais où vont-ils trouver cela les malheureux ? La planète
entière est soumise à des cyclones, des tremblements
de terre, des tempêtes, des ouragans, des inondations et autres
calamités de la nature déchaînée. Si je
savais à qui me plaindre je le ferais, hélas j’ai
perdu l’adresse du destinataire, si je l’ai jamais eue,
il y a fort longtemps. Ceux qui connaissent le responsable ne se plaignent
jamais, il paraît que ce sont des épreuves favorables
à notre épanouissement, ou bien, au contraire, des punitions
bien méritées. Je ne suis pas une scientifique mais
tout de même j’aimerais avoir des preuves avant de m’engager…
ce que j’ai compris, depuis un moment, c’est que le paradis
n’est pas sur terre parce que si on ajoute aux déboires
de la nature les guerres, le racisme, la famine… cela fait beaucoup
de désastres dans un laps de temps assez réduit. Du
moins c’est ce que j’ai pu constater en soixante douze
ans de ma petite et restreinte expérience de vie. Je ne suis
ni triste ni déçue, je suis très bien chez-moi,
sur mon coin de planète, tout en déplorant certaines
choses qui se passent autour de moi et qui, celles-ci, dépendent
des hommes. J’ai de très bons amis, internautes et réels,
une progéniture pas trop mal installée dans la vie,
j’ai beaucoup reçu et j’ai donné ce que
j’ai pu… alors qu’est-ce qu’un grand vent
brûlant, aussi désagréable qu’il soit, peut
me faire ? Rien, seulement me donner une petite envie d’écrire
quelques lignes. Si j’étais aussi sûre que la paix
viendra que je le suis pour la pluie, ce serait merveilleux ! La pluie,
elle, viendra laver cette poussière portée par le chamsin
qui nous vient du désert, les palmiers se calmeront et décideront
sans doute de rester par ici… comme moi.