4/03/06
Aujourd’hui est déjà demain et sera bientôt hier
Les souvenirs s’égrènent comme un fruit mûr
Mon cœur s’épuise à espérer ton image
Je me perds, seule au bord de mon âme.

Le temps est un capital de valeur inconnue, il est peut-être restreint ou peut-être s’étend t’il comme un long chemin encombré d’embûches et sillonné de surprises bonnes et mauvaises. La vieillesse permet d’observer le monde avec plus de sérénité puisque rien ne presse, un peu à l’écart, la vie devient un spectacle.
Le jour s’effiloche doucement, le ciel s’assombrit. Je laisse l’obscurité envahir la pièce. Des petites lucioles s’illuminent une à une et lorsque la nuit s’avance toute entière ma baie vitrée se transforme en arbre de noël. Vivaldi me conte les saisons, mon bouquin reste grand ouvert, abandonné sur la table en compagnie de mes lunettes. Les dizaines de lumières m’attirent comme un papillon de nuit… Le téléphone sonne.

 

 

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