8 juillet 2006

Dans tant de coins du monde...

Il y a les petits matins et les grands jours,
Les heures sombres et les minutes de silence,
Les nuits d’amour et les journées du souvenir
Les moments de bonheur et d’autres d’attente
Les instants d’espoir et ceux de souffrance
Il y a le temps de l’action et celui du repos
Celui de vivre et celui qui, inexorablement, s’écoule…
Mais comment donc trouvons-nous le temps de faire la guerre ?


9 juillet 2006

Un samedi comme les autres...

Dehors il fait très chaud ; le climatiseur diffuse une illusion de fraîcheur. La table est mise, le poulet est au four, les desserts au congélateur. La radio ronronne des nouvelles toujours aussi déprimantes. J’ai préparé des petits paquets surprises pour les plus petits. Je savoure les dernières minutes de calme avant leur arrivée… Je les attends avec impatience, je ne les ai pas vu depuis deux semaines. Des portes de voiture claquent, des voix, des rires qu’il me semble reconnaître, ils sont là presque tous ensemble. En un instant tout change, des rires d’enfants, des embrassades, des exclamations ; l’appartement s’emplit de bruits inconnus durant la semaine. La chienne de mon petit-fils s’agite, participe, et perd ses poils consciencieusement sur mon tapis ; il paraît que c’est la saison. Quelques téléphones sonnent ; l’un de mes fils a la bonne idée de mettre de la musique ; la famille Lahav se rencontre, je suis heureuse. Un faux mouvement et boum une de mes lampes Tiffany atterrit en pièces détachées sur le carrelage. Un regret m’effleure, eh !oui j’y tenais, mais je vois le visage qui est au dessus du bras qui a été en collision avec cette malheureuse lampe et fini la contrariété. Mon petit-fils, 7 ans, est pâle, ses lèvres tremblent et ses yeux se remplissent de larmes silencieuses. Mais voyons mon chéri, ce n’est pas si grave, ce n’est qu’un objet, mamie n’est pas du tout en colère… et c’est vrai, je ne peux supporter de voir une angoisse sur le visage de ce petit garçon qui est une goutte de moi-même. Entre temps mes fils, belles-filles et petits-enfants, ont sorti balais et aspirateur et entreprennent un ménage méticuleux du salon. On parle, on rit, un peu jaune il est vrai, mais tout va bien. Mamie ça sent le brûlé ! Ah ! Malheur ! Le poulet a cramé… ce n’est certainement pas ça qui va attaquer notre moral ; l’essentiel c’est qu’il y a les desserts qui reposent tranquillement au frigo et qui vont faire le bonheur des petits comme des grands. Je l’avoue, j’ai élevé des gourmands. Quelques heures plus tard, ils repartiront ; j’aurai en souvenir les poils de la chienne et les rires des petites frimousses aux yeux charmeurs. Assise sur mon canapé je me dirai : c’était un shabbat folklorique, c’était parfait.

 

 

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