03/02/2006
Ce matin la journée s’annonçait ensoleillée alors que j’avais des envies de pluies torrentielles, de bruits de tonnerre et d’éclairs fulgurants. Le beau temps n’était qu’un outrage à ma morosité, il eut dû se mettre au diapason de mes tristesses, se modeler à mes humeurs.
Deux heures plus tard un coup d’œil par la fenêtre dévoilait des nuages d’un gris sombre s’apprêtant à percer leur charge, un vent qui se levait et faisait vibrer les palmiers dénudés de mon horizon… enfin un temps gris qui correspond à l’hiver de mon âme. Et si la pensée vous effleure que je fais la pluie et le beau temps, je vous assure que je n’y suis pour rien !


Saviez vous que l’amour n’est point sage ?
Il est parfois grivois et souvent très coquin,
Ne se lasse pas d’enjoliver certains adages,
Et supporte très mal qu’on lui pose un lapin.

Saviez vous que l’amour fait ses propres lois ?
Il n’a de règles que celles qui lui conviennent,
Il n’a, d’ailleurs, pas toujours la tête de l’emploi,
C’est pour cela qu’il s’affuble de qualités païennes.

Saviez-vous que l’amour est périssable ?
Qu’il s’invente à nouveau chaque jour,
Se renouvelle chaque nuit à l’amiable,
Et que son destin n’est pas de rester toujours.

Vous saviez tout cela, me direz-vous, alors que faites-vous sur mon blog ?
Courrez vite vers l’objet de votre penchant, inventez, créez, vivez, aimez… et s’il n’existe pas encore, regardez bien autour de vous, il doit bien se cacher quelque part ! Bonne chance !


22/02/2006

Nous n’effeuillerons plus les marguerites
Un peu pour l’éclosion d’une rose
Beaucoup pour le son d’un violon
Passionnément pour un arc en ciel
Pas du tout pour un regard affamé.

Un peu pour le bleu de la mer
Beaucoup pour le bleu de tes yeux
Passionnément pour la douceur de tes mains
Pas du tout pour nos espoirs évanouis.

Nous n’effeuillerons plus les marguerites
Un peu pour les empreintes de vie
Beaucoup pour l’ardeur de nos désirs
Passionnément pour l’amour de nous
Pas du tout pour les abandons vécus

Nous n’effeuillerons plus les marguerites, nous n’irons plus au bois, le petit poucet jamais ne retrouvera son chemin, Jeannette pleurera toujours, mon ami Pierrot cherche en vain sa plume… et moi je conserve dans ma main tremblante une marguerite dénudée de ses pétales, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie.

 

 

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