En cette fin décembre
Que peux-tu prétendre?
Que tu n’as pas vu le temps passé ?
Que tu étais trop préoccupée ?
Que la vie est souvent éprouvante
Et que tu es presque morte d’épouvante ?
Cependant c’est le moment des résolutions
Il te faudra coûte que coûte prendre position.
Prenons donc des décisions positives
Qui à coup sûr ne seront pas définitives.
Soyons ouverts à toute éventualité
Sans pour cela nous sentir désemparés,
Gardons la tête froide et le cœur chaud
Sans avoir l’air d’être trop nigauds,
Soyons en paix avec nous-mêmes
N’en demandons pas trop à notre flemme.
Les bonnes questions il faut se les poser
Sous peine de devenir l’arroseur arrosé.
Avec tes soixante treize ans derrière toi
Conserveras tu, malgré tout, ton émoi ?
Espoir fera-t-il partie de ton vocabulaire ?
Dans ta tête tes idées seront-elles claires ?
Et que voudras-tu faire lorsque tu seras grande ?
Ce n’est sans doute plus le moment d’être gourmande.
Je voudrais que ma muse s’éveille chaque jour
Et avec énergie vienne me dire bonjour.
Qu’elle soit active curieuse et créatrice
Et que ma plume soit son ambassadrice.
Je composerai des histoires de rires ou de pleurs
Sur la gamme de mes amours et de mes fureurs,
J’inventerai des intrigues qui feront rire
Et d’autres qui inciteront aux soupirs…
Lisez-moi donc cher lecteur du hasard
Je vous assure : ce n’est pas un traquenard.
Lisez ces pages si vous en avez envie,
Trouvez-vous dans ces tranches de vie,
Touchez au plus profond de vous-même,
Peut-être y trouverez vous votre propre poème.
Si mes textes mettent un peu de baume sur votre cœur
Je serai, en toute sincérité, le plus heureux des gribouilleurs.