9 avril 2007

Le retour?

Ce matin je reprends ma plume blogueuse restée inerte depuis un moment. C’est que ce matin, je ne saurais dire pourquoi, j’ai repris l’écriture d’une nouvelle commencée il y a plusieurs semaines. Et tout à coup, on ne sait pas exactement comment les choses se passent, mon personnage a pris vie, je l’ai senti bouger en moi, il m’a émue. Et comme par hasard ce personnage est une femme. Drôle de sensation… agréable ma foi, à partager avec qui passerait par ici, par hasard ou par inadvertance, ou peut-être même par curiosité.
Ces derniers temps l’avalanche de spams qui s’abat chaque jour sur mon blog (on ne s’est jamais autant occupé de ma vie sexuelle !) me décourage et me paralyse ; mais bien sûr ce n’est pas une bonne excuse pour avoir abandonné mes apartés sur ce blog , qui sans doute, n’intéressent pas grand monde.
Aujourd’hui, lundi des Pâques chrétiennes et dernier jour de la Pâque juive, je vous souhaite de très belles fêtes.


24 avril 2007

Le tableau

Un grand tableau noir, tout y est inscrit, du premier jour au dernier, rien ne manque. Les évènements, petits et grands, les dates, les sourires, les souffrances, les bleus de l’âme et du cœur, les abandons et les étreintes… tout y est, du premier babillage au dernier soupir. Inscrits tout d’abord avec pleins et déliés, d’une calligraphie large et ouverte, les mots se prélassent sans encombre. Puis petit à petit ils se resserrent, pressés les uns contre les autres, ils se chevauchent à l’heure d’affluence. Ils sont de toutes les couleurs, gris pour les mauvais jours, rose pour les petites joies, rouge pour les souffrances, noir pour les deuils, bleu ciel pour les nuits d’amour ; certains rient et d’autres pleurent… Le tableau se remplit, il n’est plus noir mais ressemble plutôt à une toile de maître peinturlurée à la gouache ou à l’aquarelle. Il est recouvert tout entier, même les coins les plus éloignés sont exploités, pas d’intervalles pas de vides, on ne pourrait rien y rajouter. Et c’est à ce moment là, exactement à ce moment, lorsque l’artiste voudrait y déposer sa signature, sans pour cela s’en débarrasser, c’est à ce moment précis que le tableau commence à s’effacer. Doucement il se désemplit, les mots se suppriment d’eux-mêmes, ils se gomment dans un processus imperceptible ; c’est la débandade. Le tableau retrouvera son noir primaire… les jours deviendront gris.

P.S. Je vous rassure… je suis de très bonne humeur!




 

 

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