5 août 2006

La couleur du sang est la même pour tous!

Un malheureux mois d’août…
Lorsque deux pays se déchirent
Et que la terre et les cœurs saignent,
Le soleil a beau se lever chaque matin,
L’horizon est sombre et l’aube sinistre.
L’espoir s’amenuise et l’homme a peur…
Les humains craignent-ils plus la paix que la guerre ?


15 août 2006

Un certain été...

Hier un lecteur de passage a laissé un commentaire sur « Un samedi comme les autres » c’est alors que je me suis aperçue que ce fameux samedi était le 9 juillet, il y a un peu plus d’un mois. Un mois pas comme les autres…
La guerre a fait ses ravages cruels dans nos cœurs, dans nos maisons, dans nos consciences. Des milliers de personnes confinés dans les abris, d’autres milliers sur les routes, des enfants orphelins avant leur naissance, d’autres qui grandiront sans le regard de leur père, sans les bras de leur mère autour d’eux. Et cette angoisse qui ne nous quitte pas encore, cette inquiétude que nous avons de perdre le plus cher, de voir les regards apeurés de nos petits. Et cette certitude que nous avons au fond de nous-mêmes qu’il n’y a pas de guerre propre et qu’aucune guerre n’est vraiment justifiée. Ni le droit de terre, ni les religions, ne peuvent excuser une guerre ; il n’y a qu’une chose qui puisse, à la rigueur, l’expliquer c’est le droit d’exister, de vivre. Je suis persuadée que ces mots sont valables des deux côtés de la frontière ; les larmes d’une mère arabe sont les mêmes que celle d’une mère juive, la souffrance n’a pas de nationalité précise, elle prospère là où on la sème.
Depuis hier matin nous avons une paix « fragile » nous dit-on, le calme est revenu laissant de part et d’autre des ruines, des morts et des blessés… nos larmes, impuissantes, n’assainiront pas ce désastre.


19 août 2006

La météo

Le ciel est tout gris ; on dirait qu’il va pleuvoir mais cela ne doit être qu’une illusion : il ne pleut jamais au mois d’août sur ce coin de planète. Il fait extrêmement chaud… le calme est revenu, l’atmosphère est lourd de mauvais présages, comme un orage qui sourdrait au loin et que l’on craint parce que l’on n’en connaît pas la nature. Pourvu que ce soit un shabbat comme les autres, de routine et sans incidents majeurs, un petit samedi insignifiant où il ne se passe rien. Que demander de plus ?


30 août 2006

Quelques mots..

Voici un extrait de la lettre du cahier à mes abonnés:

Chers amis bonjour à vous,
Voici la mise à jour de septembre.
Il m’est très difficile de débuter ce mois de septembre sans dire un mot de ce malheureux été qui touche à sa fin. Une guerre est toujours difficile à vivre et je peux vous dire que l’on ne s’y habitue pas, bien au contraire, plus le temps passe, plus on vieillit, et plus on en souffre. Il est bien évident que la paix ne peut se faire qu’avec ses ennemis et il faudrait, d’urgence, qu’un vrai dialogue s’établisse afin que cette paix se fasse enfin. Je vous invite à lire les quelques lignes écrites sur mon blog durant les mois d’été, vous saurez ainsi, à peu près, quelles sont mes opinions. Je tiens à remercier de tout cœur tous les amis qui m’ont soutenue durant ces pénibles mois, un soutien moral inconditionnel, sans poser de questions, sans savoir qui a tort ou qui a raison, mais tout simplement en abordant le côté humain de la situation… en parlant avec le cœur. Merci !

 

 

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