Hier un lecteur de passage a laissé un commentaire
sur « Un samedi comme les autres » c’est alors que
je me suis aperçue que ce fameux samedi était le 9 juillet,
il y a un peu plus d’un mois. Un mois pas comme les autres…
La guerre a fait ses ravages cruels dans nos cœurs, dans nos
maisons, dans nos consciences. Des milliers de personnes confinés
dans les abris, d’autres milliers sur les routes, des enfants
orphelins avant leur naissance, d’autres qui grandiront sans
le regard de leur père, sans les bras de leur mère autour
d’eux. Et cette angoisse qui ne nous quitte pas encore, cette
inquiétude que nous avons de perdre le plus cher, de voir les
regards apeurés de nos petits. Et cette certitude que nous
avons au fond de nous-mêmes qu’il n’y a pas de guerre
propre et qu’aucune guerre n’est vraiment justifiée.
Ni le droit de terre, ni les religions, ne peuvent excuser une guerre
; il n’y a qu’une chose qui puisse, à la rigueur,
l’expliquer c’est le droit d’exister, de vivre.
Je suis persuadée que ces mots sont valables des deux côtés
de la frontière ; les larmes d’une mère arabe
sont les mêmes que celle d’une mère juive, la souffrance
n’a pas de nationalité précise, elle prospère
là où on la sème.
Depuis hier matin nous avons une paix « fragile » nous
dit-on, le calme est revenu laissant de part et d’autre des
ruines, des morts et des blessés… nos larmes, impuissantes,
n’assainiront pas ce désastre.